Les 9 et 16 mars prochains, en même temps que de nouveaux conseillers municipaux dans les différentes communes, nous allons élire un nouveau Conseiller Général dans le Canton, de Cognac Sud, qui le représentera plus efficacement à l’assemblée départementale de la Charente.
Je souhaite vous présenter ma vision de ce canton qui est un des 35 cantons du département de la Charente, présente des spécificités Il est habité par 18 747 personnes dont plus 13 000 sont électeurs. Son territoire couvre 8 communes dont 2 communes urbaines (Chateaubernard et la moitié de Cognac) et 6 communes rurales (Merpins, Javrezac, Ars, Gimeux, St Laurent de Cognac et Louzac St André). Il s’étend donc de la Place François 1er à la frontière du département avec la Charente Maritime, notamment délimité par la rivière du Né. Il est aussi traversé par notre beau fleuve Charente en plus de 2 rivières le Né et l’Antenne, et un peu le canal St Simon. On y trouve donc beaucoup de lieux de vie et d’habitation, des lieux de travail, mais aussi de la vigne des forêts des rivières.
Son économie est représentative du cognaçais, avec de l’industrie, du commerce et de l’Agriculture. Le Cognac, cœur de son économie, y est produit en provenance des 3 crus principaux de la Région d’appellation Cognac : Grande Champagne, Petite Champagne et Borderies.
Ce canton a voté à 56% pour une députée de gauche aux dernières élections législatives de 2007, mais il a une anomalie politique, il a encore un Conseiller Général de droite. C’est une anomalie que nous allons corriger bientôt !
Vivant, avec ma famille de 4 enfants, depuis bientôt 30 ans dans ce canton, à Cognac non loin d’ici, presque au bout de la rue qui traverse Merpins, j’en connais bien les préoccupations. J’ai appris à les comprendre à travers mon travail de financier en entreprise notamment dans le négoce du Cognac. Mais aussi par mon engagement citoyen et plus récemment par mes responsabilités associatives au service des handicapés de la région de Cognac. Celles-ci m’ont donné la possibilité de travailler avec le Conseil Général de la Charente, qui est un des partenaires important de ce monde du handicap, à travers notamment la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées).
Je suis candidat, investi par le Parti Radical de Gauche et soutenu par le Parti Socialiste, pour m’inscrire dans le dynamisme départemental impulsé par la nouvelle majorité Départementale de Gauche depuis 2004. Celle-ci développe un renouveau de la politique locale en Charente, que je souhaite apporter au cognaçais à travers cette responsabilité d’élu du canton de Cognac Sud. Car une majorité de Gauche en Charente, au Conseil Général c’est important, et encore plus important pour la Région de Cognac qui ne vit plus comme avant, malgré l’image qu’on peut lui donner ici et là. Si nous avons élu récemment une députée de Gauche (Mme REYNAUD), avec 56% dans le canton de Cognac Sud, c’est le signe d’un grand changement qu’il faut poursuivre au Conseil Général et à la Ville de Cognac avec Michel Gourinchas.
Ne nous trompons pas sur ceux qui disent ne pas faire de politique, ou ne pas vouloir afficher leur étiquette de parti de droite, quand le vote des budgets sociaux arrive, leur vote n’est pas favorable aux options budgétaires les plus sociales. De même pour les élections sénatoriales, ils votent pour des Sénateurs de Droite. Et cette région de Cognac, qui a connu des périodes économiques plus favorables, a besoin aujourd’hui pour ses programmes d’aide aux plus défavorisés, aux personnes sans travail, aux personnes âgées, aux personnes handicapées, d’un soutien de la politique sociale de la majorité de Gauche du Conseil Général dont elle fait sa priorité. C’est là, à la majorité départementale de Gauche, que se trouve le vrai défenseur du pouvoir d’achat en Charente. Pas à droite avec le Conseiller Général actuel, qui n’approuve pas les budgets du Conseil Général. Le pouvoir d’achat, les charentais ne doivent pas se tromper, il est défendu et maintenu par la Gauche du Conseil Général, et par aucun de ses amis de droite.
Malgré ses nombreux atouts, notre région de Cognac souffre, comme ailleurs, du départ de ses jeunes, de la difficulté des plus de 50 ans à y travailler, et d’une baisse sensible du pouvoir d’achat des travailleurs du Cognaçais à travers les nombreux plans sociaux qui se sont succédés chez Martell, St Gobain, Hennessy et Rémy Martin, et tolérés sans contreparties par la majorité des élus de droite du cognaçais. Alors qu’ils auraient pu agir dans le cadre des reconversions d’emplois sur place.
Nous pouvons avec la nouvelle majorité de gauche qui va s’installer à la Ville de Cognac autour de Michel Gourinchas, relever ces défis et créer de l’emploi en développant l’économie de la Région de Cognac. N’étant pas maire et n’envisageant pas de l’être, je suis disponible pour apporter mon expérience de l’économie et du social aux citoyens de Cognac sud. Je serai un acteur de la proximité dans ce monde qui se déshumanise, et où les politiques en cumulant les mandats de proximité se professionnalisent et s’éloignent des citoyens. Construisons ensemble le vrai développement durable du Cognaçais. Les citoyens et les politiques doivent travailler ensemble. C’est plus facile quand on ne cumule pas les mandats !
Un projet fédérateur est indispensable à une action efficace sur le canton. Si la forte complémentarité des mandats des nombreuses collectivités territoriales est une réalité politique de 2008, il est indispensable de renoncer à une confusion des rôles entre les élus. Le cumul des mandats instaure inévitablement une dépendance à une multitude d’actions initiées tous azimuts et nous prive à court et moyen terme de toutes possibilités de définir des projets fédérateurs clairs au service du plus grand nombre. En effet le processus de développement de nos territoires ne peut se réaliser sans concilier au quotidien les situations complexes de :
- l’économie pour un accès au développement durable,
- du social pour la réduction des inégalités,
- de l’environnement par une gestion respectueuse et durable des espaces.
Nous devons prendre dans le Canton de Cognac Sud, toute notre place dans le domaine environnemental via le projet « Agenda 21 » dans le cadre de l’action du Conseil Général pour les années à venir et agir pour diffuser l’esprit du développement durable
Ma mission d’élu du canton Cognac Sud sera d’agir en « Animateur » de ce territoire en menant des actions spécifiques pour diffuser des informations en direction de tous les acteurs de terrain : associations, entreprises, représentants des collectivités territoriales et citoyens.
Une nécessaire mutualisation des moyens est à mettre en œuvre par la mise en place d’un plan de développement harmonieux du canton. Avec les transferts de compétences opérés entre les communes et les communautés de communes comment s’assurer que la mutualisation des équipements (Sportif, culturel, station de traitement des eaux, Eaux pluviales, Petite enfance, Bibliothèque…) est correctement faite et d’éviter qu’ils se concentrent inexorablement sur le territoire de la ville commune centre ?
La disparition des départements est envisagée par certains. Selon les préconisations du rapport Attali, les départements sont menacés de disparition. La recherche d’économies semble être l’objectif poursuivi. Il est louable de chercher à faire des économies d’échelle, si on est assuré que la compétence est transférée à une instance qui émane du suffrage universel. Mais on nous habitue progressivement à opérer des transferts vers des assemblées délibérantes type communauté de communes où la représentativité est indirecte ce qui conforte les rôles des communes fortes et affaiblit les communes faibles.
Il faudra toute la force de conviction des conseillers généraux de gauche pour batailler dur pour que cette tendance ne devienne pas la règle qui sera toujours aux désavantages des petites communes. De plus j’ai une conviction qu’à force de faire croire que les postes de conseillers généraux, par une pratique incontournable de cumuls des mandats, n’existent que parce qu’ils sont les dignes représentants des maires des communes, on n’a fait que renforcer l’impression d’une inutilité de cette instance à laquelle il est urgent de mettre fin. Quand on sait quel formalisme risque de s’appliquer aux communes avec les communautés de commune et les pays, c’est la mort annoncée des collectivités territoriales de proximité, comme on le voit pour bien d’autres services de proximité.
Avec Bompoint faites parler la différence !
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